Destination vide, Frank Herbert

Vroum Vroum fait le vaisseau
Vroum Vroum fait le vaisseau

Comment mieux commencer les critiques littéraires ? On va s’attaquer ici à un « monstre » de la SF, le bien nommé Frank Herbert (Oui, il à fait « Dune » aussi, je sais, tout le monde n’a pas forcément aimé.

Nous voilà plongé dans l’histoire de la Nef, vaisseau spatial plein de clones en hibernations dont le but est de coloniser le système stellaire de Tau Ceti. Malheureusement, tout ne va pas se passer comme prévu, et la seule solution de l’équipage de quart pour sauver le vaisseau est de réussir à créer une intelligence artificielle consciente.

Voilà un livre qui m’a laissé plus que circonspect durant mes vacances à la plage (donc, le petit passage 3615 my-life vient d’être astucieusement placé). On a d’un côté du très bon qui côtoie de extrêmement mauvais. Je m’explique :

On a d’un côté un synopsis plus que prometteur, avec un écrivain relativement bon, qui sait comment mener une histoire et comment garder le lecteur en haleine tout au long de son œuvre. Certains passages sont fabuleux et mériteraient d’apparaître parmi les meilleurs  moment de la SF.

Et de l’autre, on a le retour du bâton. On est face à un charabia scientifique sans le moindre sens. En gros ça fait « Et regarde, si je fais ça, ma calculatrice plasma pourra se mettre a résonner selon un effet Doppler qui la conduira au limite de la relativité, lui permettant de traverser ce champ gravitique pour accéder à la conscience, selon un corps mathématique à 7 dimensions ». Et j’exagère à peine. Donc on peine souvent à lire certains morceaux qui n’ont ni queue ni tête.

On pourra toutefois noter à sa décharge que le livre à été écris en 1966, époque où la révolution informatique n’avait pas encore eu lieu.

Au final, on à donc un bouquin moyen sur l’intelligence artificielle. Je recommande à toute personne s’intéressant un minimum au sujet, mais pas aux autres, malheureusement.